L’autre jour, j’ai regardé un film que Martin m’avait conseillé. Le nom de ce film était « Hooligans ». ça m’a fait penser à un film que j’ai vu il y a quelques années et qui s’intitulait : « Hooligans ». Y a pas à dire j’ai un don pour les comparaisons inattendues.
Je trouve quand même que c’était deux façons tout à fait différentes – voire même opposées - de traiter d’un même sujet. Le plus ancien, réalisé par Phillip Davis (VH5507), aborde le sujet via l’infiltration de 4 journalistes dans un groupe de hooligans ; le second, réalisé par Lexi Alexander – jeune réalisatrice allemande, c’est son premier film – s’introduit dans le milieu des hooligans via un jeune ex-étudiant américain et désoeuvré, incarné par Elijah Wood, le hobbit plus que larmoyant du « Seigneur des Anneaux ». Ceci dit, je trouve que Elijah Wood est tout aussi larmoyant et « pauvre petit être sans défense » dans ce film. Mais bon, on ne peut faire de deux cas une généralité et, comme je n’ai pas vu d’autre film avec Elijah Wood, je ne vais pas faire de conclusions définitives par rapport à cet acteur. Avis à vous : si vous connaissez un film où Elijah Wood ne donne pas l’impression d’être la fragilité incarnée, envoyez un mail à b.log.mediathecaire@gmail.com
Bon, je m’égare… Le premier film a un style assez proche de celui des films de Ken Loach et, en mettant en image la longue descente aux enfers d’un des journalistes, démontre sans chichis que n’importe qui pourrait un jour devenir hooligan.
Le deuxième film n’a pas cette rigueur, cette froideur, cette dureté. Bien évidemment, c’est un film dur, les scène de bagarres sont impitoyables. Mais il est plus édulcoré dans le sens où tout un tas de sentiments positifs sont présentés : amitié, loyauté, respect, confiance… Ce qui est assez dérangeant c’est qu’à la fin on se prend presque d’affection pour le chef de bande alors qu’il se complaît dans la violence autant que les autres. Même chose pour notre étudiant américain larmoyant pour qui cette expérience apparaît plutôt comme une bonne expérience de vie qui l’a endurci et préparé à affronter la vie telle qu’elle est. C’est un peu dérangeant pour un film qui prétend montrer l’horreur du hooliganisme. D’autant plus que la fin un peu mélodramatique (décidément, j’adore les euphémismes) n’a pas l’air d’avoir été écrite dans une intention « second degré », et là, ça me pose quand même un problème.
Bon, en résumé et parce qu’on ne va pas tourner trois heures autour du pot : s’il faut en choisir un, ce sera celui de Phillip Davis.
Pour ceux que ça intéresse, c’est ici pour le film de Philip Davis et ici pour celui de Lexi Alexander.