Les Aventures de B. Log

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B. Log et Dominique Sigaud août 9, 2007

Classé dans : Aventures sur papier — B. Log @ 2:53

Ok. C’est vrai, je devrais plutôt vous parler de CD et de DVD. Au lieu de cela, je cause “bouquins”.

Mais là, ça fait un bail que ça me démange. Il fallait absolument que je parle de Dominique Sigaud à quelqu’un. Surtout de “The Dark Side of the Moon” et “De chape et de plomb”.

À vrai dire, j’ai lu trois livres de Dominique Sigaud : les deux déjà cités et un troisième “Blue Moon”. Celui-là, je n’ai pas vraiment aimé : elle se lance dans une histoire sur le couloir de la mort, le meurtre d’une Blanche par un Noir, l’enfance difficile, le racisme – forcément – e tutti quanti et elle s’embourbe pas mal. Ou plutôt non, c’est le contraire, elle ne va jamais au fond des choses, elle les survole et, du coup, traite de façon relativement banale de sujets dont on parle beaucoup et toujours de la même façon.

Donc “Blue Moon”, bof, bof.

Par contre, “The Dark Side of the Moon” m’a retournée. C’est lui qui m’a fait découvrir cette auteure, qui a d’abord été journaliste. Le livre a été choisi un peu par hasard. Il était édité par Actes Sud et j’ai une tendance indécrottable à me précipiter sur tout ce qui est édité par cette maison d’édition – je vous parlerai une autre fois de quelques autres merveilles que j’ai découvertes chez eux.

Ce livre ne parle évidemment pas des Pink Floyd. Vraiment rien à voir. L’”héroïne”, si on peut l’appeler comme ça, est journaliste dans un pays d’Amérique du Sud. Au début de l’histoire, elle est, en voiture, sur le chemin de sa maison, après avoir rencontré un homme qui a subi la torture sous le régime qui gouverne toujours le pays. Elle est arrêtée par des militaires et emmenée dans un endroit où elle sait bien qu’elle subira la même chose que ce qui vient de lui être raconté…

Et là commence une épopée intérieure. On vit tout ce qui se passe dans la tête et dans le coeur de la journaliste : les peurs, les révoltes, les dégoûts, l’abattement…

Difficile d’en dire plus. Dit comme cela, on dirait un livre d’une banalité effarante comme on en a déjà fait trois millions sur la torture et la souffrance. Et bien non, c’est un livre très dur – forcément – mais peu de choses sont racontées hormis son cheminement intérieur et celui de ses tortionnaires. Et ce cheminement intérieur est décrit de manière époustouflante. On passe par tant d’étapes, par tant d’émotions et de réflexions. Impossible de sortir intact(e) de ce livre…

L’autre livre “De chape et de plomb” est d’une toute autre veine : c’est un policier.

Sous cette forme, elle décrit en fait le duel entre un psychanalyste dont la femme s’est suicidée et l’inspecteur en charge de l’affaire. Tous deux sont désillusionnés, un peu déçus de la vie. Ils n’en attendent, n’en espèrent plus grand chose. Des monologues intérieurs nous permettent de faire “plus ample connaissance” avec les protagonistes. Ce qui enrichit évidemment de manière considérable le “duel”.

Un roman gris avec quelques belles explosions rouges qui, à partir d’une histoire policière presque banale, explore quelques versants de notre société contemporaine. Le bilan est rude.

 

B. Log et Calamity Jane août 7, 2007

Classé dans : Aventures sonores — B. Log @ 2:24

J’avais lu un article élogieux de Lisa (médiathécaire de choc à Woluwe-St-Pierre) à propos de l’album “La Ballade de Calamity Jane” (Cloé Mons, Alain Bashung & Rodolphe Burger) et ça m’avait mis l’eau à la bouche.

Les mois sont passés – ben oui la chronique date du mois de mai – et j’ai enfin écouté l’album.

Effectivement, le disque est fantastique. En fait, ce sont surtout les textes qui m’ont émue. Au fil de la lecture des lettres de Calamity Jane à sa fille, c’est toute une vie qui se met à défiler. Impossible de ne pas être touché par le ton simple mais on ne peut plus sincère des lettres. Calamity Jane s’y livre totalement. Elle raconte ses angoisses, ses peurs, ses regrets. Elle se raconte vieillissante.

C’est une époque aussi qui surgit avec le quotidien âpre et difficile que décrivent les lettres. Elle relate notamment ses recherches pour avoir du travail, les différents jobs qu’elle décroche, les longues chevauchées…

Les descriptions sont éloquentes, si bien que le nom de “film musical” va comme un gant à cet album.

Les plages musicales assurent des transitions en douceur et dans une belle continuité avec les passages lus. Dès leur écoute, la ressemblance avec la B.O. du film Dead Man saute aux yeux. C’est la même ambiance, calme et empreinte de solitude.

Un album à écouter et réécouter.

En allant par ici, vous pourrez lire la chronique de Lisa.

 

B. Log au pays des merveilles (2ème) août 7, 2007

Classé dans : Aventures sonores — B. Log @ 2:05

Mais il n’y a pas qu’en musiques du monde que j’ai découvert des bonnes choses (voir ci-dessous). En rock aussi, quelques CD m’ont drôlement interpellée.

Tout d’abord, le dernier album des Editors : “An End Has a Star”. Bizarrement, ce n’est pas vraiment un style sur lequel je flashe habituellement. Mais là, c’est vraiment très réussi. Une ambiance qui rappelle un peu les années 80, la voix est vraiment envoûtante, les arrangements sont impeccables. Un album qui fait mouche dès la première chanson.

Un autre album, dans une tout autre veine, m’a particulièrement plu : “Phantom Punch” de Sondre Lerche and the Faces Down. Ils font un pop/rock assez léger, joyeux, sautillant. Bon, il faut être honnête : ce n’est pas le CD qui a révolutionné ma vie, on ne peut pas dire qu’il soit totalement renversant. Mais il se laisse écouter sans aucun problème et titille très agréablement les oreilles.

Pour finir, je donnerai une mention spécial à l’album intitulé “Sologne” de Loney, Dear. Assez étrangement aussi puisque, a priori, je ne suis pas spécialement non plus une inconditionnelle des singer songwriter. Mais là, c’est sûr, quelque chose se passe avec cette pop distillée, toute en touches délicates.