J’avais lu un article élogieux de Lisa (médiathécaire de choc à Woluwe-St-Pierre) à propos de l’album “La Ballade de Calamity Jane” (Cloé Mons, Alain Bashung & Rodolphe Burger) et ça m’avait mis l’eau à la bouche.
Les mois sont passés - ben oui la chronique date du mois de mai - et j’ai enfin écouté l’album.
Effectivement, le disque est fantastique. En fait, ce sont surtout les textes qui m’ont émue. Au fil de la lecture des lettres de Calamity Jane à sa fille, c’est toute une vie qui se met à défiler. Impossible de ne pas être touché par le ton simple mais on ne peut plus sincère des lettres. Calamity Jane s’y livre totalement. Elle raconte ses angoisses, ses peurs, ses regrets. Elle se raconte vieillissante.
C’est une époque aussi qui surgit avec le quotidien âpre et difficile que décrivent les lettres. Elle relate notamment ses recherches pour avoir du travail, les différents jobs qu’elle décroche, les longues chevauchées…
Les descriptions sont éloquentes, si bien que le nom de “film musical” va comme un gant à cet album.
Les plages musicales assurent des transitions en douceur et dans une belle continuité avec les passages lus. Dès leur écoute, la ressemblance avec la B.O. du film Dead Man saute aux yeux. C’est la même ambiance, calme et empreinte de solitude.
Un album à écouter et réécouter.
En allant par ici, vous pourrez lire la chronique de Lisa.
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