Vous connaissez le proverbe : “au mois de mai, fais ce qu’il te plaît mais va au Nuits Bota” ?
Moi, je ne rigole pas avec les proverbes : j’obéis.
Finalement, je n’y serai allée que pour voir un seul groupe : Loney, Dear. L’album “Loney, Noir” m’avait vraiment beaucoup plu. J’en avais d’ailleurs parlé dans ce blog. Je m’étais donc dit qu’il fallait que je complète la découverte.
Première surprise à leur apparition sur scène : ou bien je me suis emmêlé les pinceaux entre des photos et des noms ou bien je m’étais fait une photo dans ma tête, mais il n’avait pas du tout le look auquel je m’attendais. Avec sa voix qui file avec aisance vers les aigus, je m’attendais à quelqu’un d’un peu fluet - genre poétique, maigrichon (mais je n’ai rien contre les maigrichons, ni contre les poètes). Et bien non ! Pas du tout.
On aurait plutôt dit un bûcheron qui débarque de sa forêt canadienne (je n’ai rien non plus contre les bûcherons qui débarquent de leur forêt canadienne) : bien bâti (comme dirait ma grand-mère), avec une belle chemise du même pays que les forêts (canadienne) et un figure ronde et joviale. C’était plutôt inattendu.
Mais bien évidemment, ils n’attendent pas que je sois remise de mes émotions pour commencer à jouer.
Oscillant entre bonne humeur joyeuse, naïve et contagieuse et douce mélancolie où on aime se lover certains soirs, les morceaux s’enchaînent. C’est qu’ils manoeuvrent très bien, les chansons sont très bien jouées, on se laisse prendre au jeu… C’est plus enlevé, plus dansant que l’album “Loney, Noir”. Beaucoup de gens dansent, il y en a même un qui est fou d’amour (si, si, ça se voit).
En même temps, j’ai toujours l’impression qu’ils sont à la limite de tomber dans le noeud-noeud (si, si ça s’écrit comme ça, même que je l’ai trouvé dans le dico), dans une joyeuseté un peu trop benête.
Mais je crois que je trouve ça plutôt chouette, ce jeu d’équilibriste.
Un concert bien sympa. Dommage qu’il pleuvait des cordes et qu’on n’a pas pu aller s’assoir sur les marches du Bota pour en discuter, de ça et d’autres choses en écoutant le concert qui se terminait sous le chapiteau.
Un chouette concert tout gentil. Assez naïf. Il y avait quand même parfois un côté bisounours mais pour la longueur cela a tenu la route. Un peu plus et cela aurait peut-être été trop.