Les Aventures de B. Log

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B. Log et Portishead mai 23, 2008

Classé dans : Aventures sonores — B. Log @ 3:20

Ben oui, mille excuses pour ces 6 mois d’absence. On ne va pas tourner autour du pot : c’était la folie ! Trop de travail, de trucs à faire, indescriptible…

Et là, tout doucement, je redécouvre le monde, et même, je vais à des concerts !

Pour celui-ci, j’ai hésité une demi-seconde : dans la balance, d’un côté, Portishead, dont les morceaux ont ponctué quelques grands moments de ma vie (je ne vous dirai pas déjà lesquels, on ne se connaît pas encore assez), de l’autre, Forest National que je déteste, que je hais. L’acoustique est immonde, la salle est glaciale, c’est de la grosse usine culturelle, bref, je m’étais juré de ne plus jamais, jamais, jamais y mettre les pieds !

Heureusement pour moi, le positif l’a emporté et je n’ai pas pu résister à l’envie de revoir Portishead en concert. Oui, oui, revoir. Je les avais vu au Pukkelpop à l’époque (c’était il y a très, très longtemps) et j’en garde un souvenir de rêve éveillé.

Il faut dire qu’ils étaient les derniers à passer d’une très, très longue journée… Très belle mais très longue. Un peu fourbue, je m’étais trouvé une place près de la table de l’ingénieur du son. Pendant tout le temps du concert, je suis restée scotchée à cette incroyable chanteuse qui fumait clopes sur clopes (rien qu’à la voir, j’attrapais la voix de Tom Waits) et dont la voix passait bien au-delà de nous, rendant muette toute la plaine du Pukkelpop. Impressionnante, dégageant une forte impression de solitude, superbe dans cette solitude, elle chantait accompagnée majestueusement par les autres instruments. Et cette basse qui, inlassablement, égrenait ses notes, imperturbable avec un son d’une rondeur et d’une lourdeur…
Un rêve éveillé je vous disais.

À Forest, j’étais un peu plus présente. Quoique.
Le premier groupe avait bien failli me faire fuir. Kling Klang : le nom dudit groupe. Pour les qualificatifs, on a hésité entre rock psyché et rock progressif sans progression. Franchement, ce n’était pas terrible… Et je suis gentille…
Et finalement, ils sont arrivés. Et Beth Gibbons ne fumait pas… Alternant habilement anciens et nouveaux morceaux (que je ne connaissais pas : je voulais découvrir l’album après le concert), je me suis sentie happée. Les nouveaux morceaux plus noise, plus nerveux faisaient la part belle à la guitare, à la batterie et aux percussions. Les anciens, plus lents, laissaient toute liberté à la voix et à la basse. Un bel équilibre.
Et toujours cette impression de solitude dégagée par Beth. Voûté, complètement repliée sur son micro, entièrement à son chant, elle est monumentale.
Pffff… Quel concert !
D’aucuns diront qu’il fut trop court (une heure). C’est vrai que j’aurais pu encore rester des heures à les écouter. En même temps quelle densité !

Le retour à la réalité fut difficile. C’est que j’aurais bien élu domicile dans leur univers…

 

2 Responses to “B. Log et Portishead”

  1. Piet Says:

    JE râle…..

  2. B. Log Says:

    Je comprends, je râlerais aussi beaucoup à ta place… Mais ils vont revenir sans doute, peut-être, faut espérer :-}

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