Les Aventures de B. Log

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B. Log, les Inrockuptibles et le sexe, Rainer Maria Rilke et l’amour septembre 3, 2008

Ok, ok, je sais, je réagis un peu tard. L’édition des Inrockuptibles sur le sexe date des semaines du 29 juillet au 18 août.
Mais bon, le temps qu’il arrive dans mes petites mains, que je me rende compte qu’il restait coincé dans un coin de ma tête et que j’en parle avec deux, trois personnes…

Le sexe raconté par les Inrockuptibles dans cette édition 2008, c’est un peu comme aborder le sujet de la gastronomie et ne parler que de Quick et de Mc Donald’s. Comme traiter de la poésie et ne parler que de l’encre et du papier. Comme s’interroger sur l’humain et n’en aborder que l’anatomie.
C’est rater le coche, en faire un produit de consommation (encore un). Et c’est plutôt dommage.
C’est technicien, hygiéniste, c’est faire de la poésie en trouvant les rimes et en comptant les pieds sans faire attention aux mots, ni au sens; c’est cuisiner pour se nourrir seulement, sans penser au mariage des saveurs, ni à la présentation; c’est dire qu’on sait qui est quelqu’un uniquement parce que l’on a vu.
C’est creux.

Succession de reportages photos : gros zizis, couples qui s’accouplent, stripteaseuses qui font leur show et qui comptent leur sous.
Discours hygiéniques : j’exagère un peu mais il y a cet article sur les fantasmes qui se réduit quasiment à la constatation que “avoir des fantasmes c’est bon pour la santé”; cet autre article sur le fist fucking qui, à peu de choses près, se décline comme un mode d’emploi tel qu’on en trouve pour les meubles chez Ikea.
Discours sexe-politique où on parle de Sarkozy comme d’habitude pour changer et pour dire la même chose mais autrement. (C’est marrant, dans les Inrocks ils sont toujours fâchés sur lui mais ils en parlent tout le temps, tout le temps, tout le temps)

On en oublierait presque qu’au lieu de “baiser”, beaucoup de gens parlent de “faire l’amour”.
Si, si, je vous jure !
D’ailleurs c’est comique (en fait non pas du tout, disons plutôt : étrange, bizarre voire même malheureux), cette impression de triste solitude qui m’est restée en arrière-goût quand j’ai refermé le magazine.

Alors pour prendre ma revanche, pour répondre à cette édition désolante et au risque de passer pour une ringarde, je me permets de reprendre ces deux citations sur l’amour de Rainer Maria Rilke extraites de ses inénarrables “Lettres à un jeune poète”.
“Il est bon aussi d’aimer; car l’amour est difficile. L’amour qui lie un être humain à un autre est peut-être la tâche la plus difficile qui nous soit imposée, c’est le point ultime, la dernière épreuve, le labeur pour lequel tous les autres labeurs ne sont encore qu’une préparation.” [...] “… l’amour est pour l’individu une éminente occasion de mûrir, de devenir quelque-chose en soi-même, de faire de soi un monde, un monde en soi pour le profit d’un autre, c’est une grande et immodeste exigence qu’on adresse à l’autre, qui l’élit entre tous et l’ouvre à de vastes desseins.”

Et toc !

 

B. Log et le journaliste de la RTBF à Werchter juillet 4, 2008

Une fois n’est pas coutume, hier soir, j’ai regardé le journal télévisé de la RTBF.
À la fin de l’émission, saison des festivals oblige, on retrouve Bruno Clément en direct de Werchter.
Le grand débat du festival, dixit la RTBF, c’est le prix du billet : 165 € pour les 3 jours. Mais après tout, dit Bruno Clément, aller voir un seul des artistes programmés coûte en moyenne 30 à 40 €. Etant donné que l’affiche compte pas moins de 60 groupes, finalement tout va bien, en allant à Werchter on RENTABILISE, on fait même des sacrés économies… Soit.

Pour expliquer cette hausse du prix du billet, Bruno Clément explique que les artistes demandent de plus en plus cher pour jouer à des festivals comme Werchter. Méchants artistes ! C’est pas gentil du tout ça ! Il fait état d’une augmentation de 500 %. Impressionnant, non ?

Bon, je sais bien, que pendant un journal télévisé d’une demi-heure, on n’a pas l’occasion de traiter de tout à fond. Mais quand même. Dire que ce sont les artistes qui demandent de plus en plus cher, c’est très très réducteur, non ? C’est faire l’impasse sur toute une problématique qui avait secoué le milieu des concerts, il y a quelques années quand Clear Channel avait débarqué sur le continent européen et plus particulièrement dans notre petit pays. À l’époque, beaucoup avaient pesté sur le fait que cette situation était quasiment monopolistique et que, en conséquence, le prix des billets de concert avait augmenté de manière exponentielle. On avait parlé que des petites salles, comme la Soundstation à Liège, qui refusaient de traiter avec le géant américain rencontrait de grandes difficultés…

La situation n’a pas changé d’un poil depuis lors. D’ailleurs, qui organise le Festival de Werchter ? Je vous le donne en mille : Live Nation… qui est une spin-off de Clear Channel.

Alors dire que le prix du billet c’est la faute aux artistes , bof, bof.

 

“La vie est plus belle avec des gros seins.” juillet 3, 2007

Classé dans : Aventures "à chaud" — B. Log @ 8:01

Hier soir, petite séance de zapping avant d’aller faire dodo. Les chaînes se succèdent et se ressemblent. Bof, bof, bof. Et, tout à coup, je “tombe” sur une annonce de concours sur Plug TV. Cela dit : “Plug TV t’offre de nouveaux seins”. Et le spot se termine sur le slogan : “la vie est plus belle avec des gros seins”. Ouaip. Est-ce que c’est prouvé scientifiquement ça ? Ben oui, sinon, ça ne vaut pas. Je peux organiser un sondage… Mais je connais vraiment peu de filles qui se sont refait les seins. En fait, je n’en connais pas. Peut-être bien que je vis en marge de la société…

Bon, un peu de sérieux. C’est vrai quoi, à la fin, toute cette histoire est très sérieuse. C’est un concours, quoi, ce n’est pas une partie de plaisir.

La curiosité aiguisée, je me précipite ce matin sur le site de Plug TV pour voir en quoi consiste le concours.

Les visuels valent le coup d’oeil : un torse de femme recouvert d’une blouse largement échancrée qui laisse voir une partie des seins dont la courbure a été soulignée soigneusement avec des pointillés rouges, genre : “coupez ici”. Charmant.

Des photos avec des seins surmontées de la mention : “Tu rêves d’avoir les mêmes, Plug TV te les offre!”. Super !

Beaucoup d’images alléchantes donc, mais peu de contenu. Ben tiens.

En quoi consiste le concours ? Je ne sais pas trop. Je crois qu’il faut juste remplir un formulaire et rédiger une sorte de lettre de motivation. Sur cette base, l’équipe de Plug TV se charge de sélectionner cinq participantes. Les cinq lettres de motivation sont alors envoyées au praticien choisi pour “l’opération” qui déterminera l’heureuse gagnante selon ses critères.

Voici mon passage préféré du règlement du concours : “La gagnante accepte de se prêter à des opérations promotionnelles diverses, notamment par des interviews, des prises de vues et des citations de son nom à publier notamment dans la presse écrite et audiovisuelle et sur Internet.”

Je trouve tout ça assez dégoûtant. Je dirais même : Beurk !

On peut imaginer qu’un jour toutes les femmes du monde entier auront exactement les mêmes seins, bourrés de silicone, avec le même tour de poitrine, disons 95 D – c’est ce que préconise Plug TV, spécialiste en la matière. Et que le slogan à la mode sera : “L’argent ne fait pas le bonheur, mais les gros seins oui !”. Quelle vision d’horreur ! ça me fait froid dans le dos.

Pour terminer, j’ai un scoop : les filles aussi ont un cerveau. Si, si, si. Je vous jure !

On n’arrête pas de parler des droits de la femme, qu’elles doivent être égales aux hommes, avoir les mêmes salaires etc. etc. Et on les réduit à des espèces de poupées gonflées, sculptables à merci : les seins, les lèvres, les cuisses, les paupières… (et la tête, et la tête, alouette, gentille alouette). Bof, bof.

Pour ceux que ça intéresse la problématique de la chirurgie esthétique, de la beauté… voici quelques médias :

Documentaires :

Une série :