Les Aventures de B. Log

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B. Log sur écoute mai 18, 2009

Classé dans : Aventures visuelles — B. Log @ 4:18
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Le mercredi 6 mai 2009 est à marquer d’une pierre blanche.
Ce jour-là j’ai terminé la cinquième et dernière saison d’une série à couper le souffle : “The Wire”.

Baltimore

Entendons-nous bien, il ne s’agit pas d’une série à couper le souffle parce que le rythme trépidant nous maintient en haleine pendant des épisodes et des épisodes, mais bien d’une série à couper le souffle tellement elle est dense, complexe, profonde. Autant le dire d’emblée, c’est une série qui prend son temps, qui ne craint pas d’étoffer ses rôles, qui plante le décor lentement, qui n’hésite pas à multiplier les personnages, sans en faire des héros, qui n’a d’ailleurs pas spécialement de héros. Elle prend des allures de documentaire pour s’attarder sur Baltimore et différents de ses aspects. La drogue et la police surtout, mais aussi le port, la politique, le journalisme et l’école.
Des histoires qui s’entremêlent, se rejoignent avec presque toujours en fil rouge quelques policiers qui essaient tant bien que mal d’arrêter l’un ou l’autre chef de gang, caïd de la drogue.

la police de la série "Sur écoute"La police encore

Le monde décrit, qu’il s’agisse de la police, de la politique, des dockers… n’est jamais joli, joli. Sans jamais verser dans le cynisme ou le pessimisme. Chacun fait plus ou moins ce qu’il peut pour s’en sortir, dans un milieu qui n’est jamais vraiment facile, où les difficultés sont nombreuses. En gros, tout le monde, qu’ils soient caïds de la drogue, maire, journaliste, professeur, flic ou avocat rame un peu, patauge, essaie vaille que vaille de garder la tête hors de l’eau avec son amour pour l’argent, le pouvoir, sa compagne, ses enfants ou de grands idéaux…

Un caïd de la drogue

La ville de Baltimore est, pour ainsi dire, le véritable personnage principal de ce film avec le quotidien de différents quartiers, bureaux, du port (l’époustouflante saison 2)… On s’attarde sur la vie de tous les jours avec son lot de banalités, de train-train, de petites tâches rituelles et fatigantes qu’il faut égrener chaque jour. Paperasseries administratives et attention pour les résultats de l’évolution de la criminalité pour la police, surveillance des postes et distribution de drogue pour les dealers, recherche sempiternelle de moyens pour dégoter un dollar ou l’autre pour les sans-abris, jongleries quotidiennes de la part des professeurs entre la nécessité de faire évoluer leurs élèves et d’obtenir de statistiques positives…
Cette attention à ce quotidien donne une belle solidité à l’arrière-fond de la série. Car c’est bien sur cette base de “vie de tous les jours” que viennent se greffer les événements et cela leur donne une résonance, un relief étonnant.
Les personnages également ne sont pas uniquement “policiers” ou “dealers” ou “élèves”, ils sont à la fois policiers, maris, pères, collègues, compagnons de beuverie, confidents… C’est encore plus flagrant pour les dealers et caïds de la drogue qui sont rarement brossés dans de portraits aussi larges : ils sont caïds, hommes d’affaire, frères, étudiants, concubins, pères, amis… La liste est longue et la palette d’émotions ressenties est également très large. Au final, ils sont tous humains trop humains avec leurs qualités et leurs défauts, leurs forces et leurs faiblesses, leurs certitudes et leurs doutes, leurs rêves et leurs désillusions. Le tout brossé avec précisions par petites touches, tout en évolutions également, les personnages au gré des histoires qui leur arrivent, changent, choisissent une voie plutôt que l’autre, ce qui les transforme encore, les fait mûrir…

omar

wire_4

La saison 2 est, à mon sens, la plus forte des cinq saisons. Parce qu’elle décrit vraiment un monde au bord du gouffre, désespéré. L’action se passe principalement au port. C’est la vie des dockers qui y est mise en avant avec leurs façons de travailler, le manque de travail qui vient, le syndicat qui fait des pieds et des mains pour sauver une situation qui de plus en plus apparaît sans issue, avec les trafics qui leur permet d’arrondir les fins de mois, avec le bar où ils se retrouvent, avec la morosité ambiante, cette petite vie minable de dur labeur dont ils savent qu’ils ne sortiront pas mais dont ils rêvent de sortir, avec ces lendemains incertains, avec cette constante incertitude financière…
Voilà la toile de fond sur laquelle vient se glisser une enquête sur des femmes mortes dans un conteneur et une affaire de drogue.
Impossible de sortir indemne de ces moments où les rêves les plus fous côtoient les désillusions les plus amères, où la raison s’égare dans des tentatives désespérées de sortir de cette vie-prison, où la marche du monde, la loi du marché écrase les individus d’une manière implacable, où cette intenable lucidité est noyée dans l’alcool avec la paye tout juste gagnée…

Une des séries les plus intéressantes qu’il m’ait été donné de voir. Disons qu’elle figure dans mon top 2 des séries qui m’ont le plus touchée. Et l’autre ? me direz-vous. “Twin Peaks” inévitablement.

“The Wire” est disponible en DVD à la Médiathèque. A découvrir absolument !

 

B. Log et Appaloosa avril 23, 2009

Classé dans : Aventures visuelles — B. Log @ 9:04
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Oui, oui, je sais, je sais : ça fait deux mois qu’il ne s’est rien passé sur ce blog.
Ben, peu d’excuses sinon les habituelles, qui si elles sont habituelles n’en sont pas moins véritables : vacances (un peu : une semaine), boulot, boulot (beaucoup) et tout le reste.
Bon, trêve de blabla : passons aux choses sérieuses.

Parmi les dizaines de choses intéressantes que j’ai lues, vues, entendues dernièrement et dont je vous parlerai peut-être plus tard, il y a eu “Appaloosa”.
Pour ceux qui ne voient vraiment pas de quoi je parle, il s’agit d’un western (à mon sens, c’est un peu plus que ça, mais je vous raconterai pourquoi plus tard) réalisé par Ed Harris avec Ed Harris, Viggo Mortensen et Renée Zellweger.
Le film débute vraiment comme… un western : avec des méchants qui font des trucs vraiment pas bien : ils terrorisent les gens et crachent sur le plancher des bars. Alors, les pauvres gens, désemparés, font appel à des preux chevaliers (oui, je sais les chevaliers, c’est pas la même époque, mais c’est une façon de parler…) sans peur et sans reproche mais avec des gros calibres pour les aider à les sortir de ce mauvais pas et à vivre heureux avec beaucoup d’enfants.
Très sincèrement, les dix premières minutes m’ont fait un peu peur, tout ça avait l’air on ne peut plus téléphoné.
Mais, petit à petit, le film a pris une autre dimension.
La relation d’amitié et de complémentarité entre le chérif (Ed Harris) et son assistant (Viggo Mortensen) est minutieusement décrite avec tous ces petits détails, ces automatismes, tous ces signes qui démontrent une amitié durable et profonde : à peine besoin de se parler, acceptation sans jugement, confiance absolue. Jusque dans les conversations avec les autres où, bien souvent, c’est l’assistant qui énonce le mot que le chérif ne trouve pas.
Voilà qui rajoute déjà un peu de consistance au ‘banal’ western.
Et puis arrive Allison French (Renée Zwelleger), jeune et séduisante veuve. Au final, c’est bien ce personnage-là que j’ai trouvé le plus intéressant du film. Je dis bien, au final, parce que, pendant la plus grosse partie du film, le personnage incarné par Renée Zwelleger, m’a horripilé au plus haut point. Ses mièvreries, ses sourires, ses jeux de séduction, ses manipulations… Elle m’était tout simplement insupportable. Le moindre de ses actes, la moindre de ses paroles me faisait grimper au plafond.
Petit à petit, pourtant, l’idée fait son chemin que tout ce qu’elle fait, elle le fait tout simplement pour sa survie, pour continuer à jouir d’une vie plus ou moins décente, plus ou moins confortable. Je m’explique…
Commençons par un détour : je vous ai déjà parlé sur ce blog (ici, pour être précise) du très beau disque de Cloé Mons, Rodolphe Burger et Alain Bashung qui a pour titre : “La Ballade de Calamity Jane”. Des extraits des lettres de Calamity Jane à sa fille y sont lus entrecoupés de passages instrumentaux superbes. Les lettres parlent de sa vie et de la difficulté d’être une femme émancipée à l’époque. Il faut bien dire que Calamity Jane était une des rares femmes indépendantes et qui s’assumaient totalement.

L’intérêt principal du film réside là à mon avis : il décrit à merveille la difficulté d’être une femme en ces temps-là.
Jeune veuve livrée à elle-même, il n’y a pas trente-six façons de garder une respectabilité : il faut se trouver un homme coûte que coûte. Surtout qu’il s’agit ici d’une femme cultivée qui provient d’un rang social élevé : elle est bien habillée, elle joue du piano, elle est très courtoise, elle a l’habitude des mondanités…
Ce n’est pas dit, mais on peut aisément imaginer que, pour elle, il ne reste que peu d’autres options que la prostitution ou la misère. Ceci jette une autre lumière sur tout ce qui est énervant chez Allison French : elle n’a pas le choix.
Et ce combat-là pour se trouver une vie décente, qu’elle mène de façon un peu désespérée, avec beaucoup de maladresses, de confusions, en accumulant les erreurs tellement il y a urgence, est vraiment poignant.

Finalement, “Appaloosa” est un film bien plus profond qu’un ’simple’ western. (Cela dit, je n’ai rien contre les western du tout.) L’attention portée aux personnages, leurs hésitations, leurs malaises, leurs doutes, leurs bourdes, en fait un film beaucoup plus dense qu’annoncé.

Sur le blog “Rue des Douradores”, lisez une autre analyse de ce film.

 

B. Log patchworke (2) janvier 5, 2009

Deux, trois petites choses dénichées de ci, de là au cours de ces dernières semaines :

- Renata Rosa : “Manto Dos Sonhos”
Deuxième album de cette Brésilienne à la Médiathèque.
Voici une chanteuse et musicienne, elle joue du rabeca – un type de violon, qui fait les choses avec justesse et simplicité. Avec sa voix claire et joyeuse, ses chansons inspirées du forro, des repentistas et du maracatu sont autant d’invitations à la danse.
Sans chichis, elle nous livre des plages au son rugueux – quelques percussions, l’un ou l’autre violon, une guitare de temps en temps et le chant – qui débordent de joie de vivre.
- Abdel Hali Halo and the El Gusto Orchestra of Algiers
Le chaabi dans tout son éclat. Voici ressuscité un orchestre des années 50. Et ça donne !
31 musiciens qui s’en donnent à coeur joie pour faire revivre un style petit à petit tombé en désuétude. Les morceaux s’étirent et s’étirent, se perdent dans les méandres des mélodies et en reviennent toujours au refrain repris en choeur.
On retiendra tout particulièrement l’interprétation du désormais classique : “Min yaati kalbou lil melah”.
Beaucoup d’entrain, de joie et de pathos pour cet album paru sur le label “Honest Jones”.

Lire aussi la chronique de Benoit Deuxant.

- Mathieu Boogaerts : “I Love you”
Très axé batterie, ce qui en fait un album relativement rock.
Mathieu Bogaerts nous sert des petites ritournelles aux paroles souvent répétitives, en anglais et en français, qui jouent sur les mots. C’est dansant, c’est sautillant. Il ose même faire semblant de nous faire croire que ça n’a l’air de rien !

- “Music of Cyprus”
Un album étonnant proposé par le très bon label turc Kalan.
Il dévoile un panel très diversifié de la musique chypriote, à la fois grecque et turque : chansons de mariages, musique sacrée, chant sufi, danses, musiques populaires…

- Mamadou Diabaté : “Douga Mansa”
Héritier d’une longue tradition de musiciens joueurs de kora, cousin de Toumani Diabaté, Mamadou Diabaté n’en est pas à son coup d’essai : il signe ici son sixième album solo.
Un très beau disque sans surprises, fidèle à la tradition. Le jeu est magnifique, d’une grande maîtrise.

- “We Own the Night”, James Gray
Bobby (Joaquin Phoenix) est gérant d’une boîte de nuit appartenant à la mafia russe mais son père et son frère sont des policiers. Impossible de rester entre deux chaises, impossible à un moment de ne pas choisir son camp.
Ce film qui commence comme un presque banal film policier prend tout son temps pour disséquer la personnalité de Bobby et ses évolutions. L’obligation de faire un choix, l’arrogance qui rencontre la peur, la colère, la honte; l’insousciance crâneuse qui se fait prise de conscience et puis prise de responsabilité. L’attitude, hautaine quasiment adolescente, de rejet de la famille et de ses valeurs pour une vie aisée, facile. Et le revirement total, brutal qui se fait dans la violence, la trahison, le désespoir. Et puis, finalement, l’apaisement, l’accord, douloureux, sur fond d’échec, avec soi-même envers et contre tout.
L’histoire n’a rien d’exceptionnel, c’est un film policier malgré tout, de facture assez classique.
Mais l’histoire, l’action n’est quasiment plus qu’un prétexte tant l’évolution du personnage de Bobby est si minutieuse, si ciselée et si magnifiquement interprétée.

 

B. Log devant le petit écran novembre 19, 2008

Avec les jours qui rétrécissent et le froid qui s’infiltre partout, vient l’irrépressible envie de se blottir dans le divan pour n’en sortir qu’au printemps. Il faut le dire, le divan est un endroit incroyable où il y a moyen de faire un quantité considérable de choses… Lire un roman, un essai, un magazine; regarder une fiction, un documentaire; écouter la radio, de la musique, de la philosophie (les enregistrements des très bons vendredis de la philosophie sur Montaigne – quasiment d’une traite -, sur Sartre – commencé hésitante, Sartre m’énerve un peu, arrêté au milieu du 1er CD : l’émission est intéressante mais je connais assez bien Sartre et, s’il faut approfondir, ce sera via ses essais); dormir, souvent par inadvertance; discuter; ne rien faire…

Parmi tout ce que j’ai vu, voici deux documentaires et deux fictions qui méritent un petit commentaire.
“Viva Zapatero !” : un documentaire sur la situation de la presse en Italie. Présenté comme étant dans la lignée de Michael Moore, il s’agit d’une enquête de Sabina Guzzanti suite à la déprogrammation de son émission télévisée. Effectivement, par rapport à la méthode employée, il y a similarité avec Michael Moore: interview “par surprise” d’hommes politiques, comparaison avec les pays voisins, préférence pour l’effet “révélation”,  “choc”. Néanmoins Sabina Guzzanti traite les choses plus en profondeur, sort assez vite du cadre strict de l’objectif premier (pourquoi, comment… son émission a été déprogrammée) pour présenter une vision plus globale de la situation en général de la presse en Italie. Et on reste interloqué quand on constate que dans un pays qui fait partie de l’Union européenne, partisan des droits de l’homme, un pays voisin, civilisé, qui partage la même monnaie que nous, etc., etc. il n’existe pas d’émission satirique du genre des “Guignols de l’info”, ce genre d’émission qui fait partie de notre quotidien à nous, qu’on n’imagine même pas qu’on puisse penser censurer.
Une autre belle différence par rapport à Michael Moore : on ne se contente pas de dénoncer une situation (la censure et la main-mise sur la presse par Berlusconi et ses acolytes), une solution a été imaginée pour sortir de la situation, pour résister à cet état de fait et des milliers de gens ont pu y participer ( je ne dirai pas de quoi il s’agit au cas où vous souhaiteriez regarder le docu). Une note d’espoir appréciable…

“The Governator” : un documentaire sur un sujet bien américain : la campagne électorale et l’élection d’Arnold Schwarzenegger. Autant le dire d’emblée, ce film ne présente que peu d’intérêt et d’originalité quant à l’angle d’approche du sujet. Mais le sujet en lui-même vaut le détour. Au-delà du phénomène Arnold Schwarzenegger, il présente un monde politique caricatural dominé par le marketing où les discours et les valeurs n’ont plus vraiment lieu d’être. Tout se déroule sur le mode du ludique, du spectaculaire… C’est à celui qui en “jette” le plus, profusion de couleurs, d’images, de sensations… Et c’est quand qu’on réfléchit ?

“Le Silence” : un film d’Orso Mirot, pêché un peu au hasard parce qu’il se passe en Corse et qu’on y parle de ses villages repliés sur eux-mêmes… Un couple en vacances dans un village perdu où la mère de l’homme, Olivier, est née. Déjà une situation “entre deux chaises” : pour les habitants du village, Olivier fait un peu partie des meubles sans vraiment faire partie des meubles… Et puis, il se retrouve être le seul témoin d’un meurtre… Que faire quand on est dans une situation pareille ? Respecter la loi du silence, “à la Corse” ? Ou agir en “continental” ?
Et tout cela qui se déroule dans une atmosphère paresseuse de vacances. Parce qu’ils ne font pas grand chose, lui part à la chasse au sanglier, elle se baigne dans la rivière… Tout se passe sur ce rythme au ralenti, ensommeillé, un peu hors du temps.
Le contraste entre cette somnolence et l’état d’anxiété d’Olivier, torturé, qui ne sait quoi faire et se replie complètement sur lui-même distille une atmosphère lourde, pesante, quasiment irrespirable.
Un beau film tout en tensions atténuées, un peu halluciné avec les rêves des protagonistes qui s’endorment la journée et se lèvent la nuit, tout en contrastes : cette indolence et la violence de la chasse, les après-midi soporifiques écrasés par le soleil, la pluie torrentielle et l’orage qui obligent au mouvement…
On en sort un peu secoué avec une impression d’avoir fait un rêve éveillé.

“Reservation Road” : un film sans prétention qui traite avec simplicité et justesse d’émotions, de sentiments forts, voire même extrêmes, comme la tristesse, le deuil, la vengeance, la colère, la honte…
Par une chaude soirée de septembre, Ethan et sa famille assistent à un concert de violoncelle donné par leur fils Josh, âgé de dix ans. Sur le chemin du retour, ils s’arrêtent à une station service sur la Reservation Road. Là, Josh traverse la route pour libérer des lucioles qu’il a capturées. Dwight Arno et son fils âgé de onze ans reviennent en voiture d’un match de baseball. Ils empruntent la Reservation Road et percutent Josh qui perd la vie. Pris de panique, Dwight prend la fuite.
À partir de là, Terry George suit à la trace les deux familles, principalement les deux pères, en jouant au funambule. Difficile en effet avec un sujet pareil de garder un ton juste, de ne pas tomber dans le mélo geignard. Il arrive à garder un équilibre subtil entre les émotions extrêmes que vivent les différents protagonistes et le quotidien de la vie qui, envers et contre tout, suit son cours. Le contraste n’en est que plus fort de ce déchirement intérieur entre le fait que la vie continue et que, dans ces moments-là, le désarroi profond des personnages est à peine perceptible – comme si on arrivait, pris dans les affaires quotidiennes,  à oublier les horreurs vécues – et qu’à certains moments, ils sont comme débordés par leurs souffrances au point que tout mouvement semble impossible.

 

B. Log et “Cloverfield” octobre 14, 2008

Classé dans : Aventures visuelles — B. Log @ 12:38
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Il y a des soirs où il est bon de regarder un film du dimanche soir. Vous ne le saviez pas ? Les films du dimanche soir c’est pour le dimanche soir mais aussi pour le dimanche après-midi (surtout les lendemains de veille), et tous les soirs de la semaine quand la journée a été mauvaise, stressante, triste, déprimante, fatigante… Tous (ou presque) les adjectifs sont bons pour se donner une bonne raison de regarder un film du dimanche soir.

Le films du dimanche soir élu était “Cloverfield”, un film catastrophe. Si, si.
En général, les films catastrophes sont catastrophiques. Vous l’avez remarqué aussi ?
Ce ne sont même plus des films de dimanche soir, ce sont souvent des films bêtifiants avec des héros valeureux, sans peur et sans reproche, qui sauvent la veuve et l’orphelin du très, très méchant (monstre, monsieur, ouragan, météorite et autres fantaisies).

Les vieux films catastrophes me semblent moins catastrophiques. “La Tour infernale”, “L’Aventure du Poseidon” ou “La Grande menace” ont tous cette invraisemblance surannée qui leur donne un charme fou. Les décors ne nous bluffent aucunement, les trucages n’impressionnent pas notre oeil habitué aux dernières prouesses technologiques. Il ne s’y déverse pas des piscines entières d’hémoglobine toutes les minutes. Les héros s’aiment d’un amour platonique complètement désuet. Bref, c’est d’une naïveté ensorceleuse qui fait mouche à tous les coups les soirs pour les films de dimanche soir.

“Cloverfield” n’est pas du tout un vieux film catastrophe. Du coup, il fallait qu’on me l’ait conseillé pour que je me risque à y jeter un oeil.
Tout l’intérêt du film est qu’il est tourné “caméra à l’épaule” dans un style très blairwitchprojectien et qu’en même temps, les technologies les plus poussées ont été mobilisées pour la création du monstre (et de ses copains) et les scènes de destruction catastrophique.
L’histoire ? En deux mots : le film est en fait un pièce d’archives recueillie à Central Park et soigneusement conservée. Elle recèle le témoignage visuel d’une catastrophique (si, si) qui a eu lieu à Manhattan. Il s’agit en fait d’une vidéo amateur d’un gars qui a vécu la catastrophe et qui a décidé obstinément de continuer à filmer…
Le scénario dont je ne vous dirai rien de plus vous tient vissé dans le divan pendant 1h30 non stop. On se prend même à fustiger les personnages (“fais pas ça, fais pas ça !”; “monte dans l’hélicoptère une fois pour toute !”; “pas par là !”; “ne prends pas l’ascenseur !” et autres). Le monstre est monstreux et très, très en colère, il casse tout ce qu’il trouve à sa portée et il a des amis qui ne sont pas jolis, jolis non plus.
Quelques bémols tout de même – sinon ce n’est plus un film catastrophe – : d’abord, l’histoire d’amour ne tient pas bien le route, elle sert plutôt de prétexte pour la bonne tenue du scénario. C’est d’ailleurs cette histoire d’amour qui rend la fin du film complètement violon. Dommage.
Autre bémol : ils sont tous beaux, jeunes, bien habillés et ils vivent dans de beaux apparts. (Du moins jusqu’à ce que la grosse bêbête arrive.) Bref, ce film n’évite pas de nombreux clichés.

Malgré ces quelques stéréotypes qui ne gâchent pas trop le reste, “Cloverfield” est un film de dimanche soir catastrophe pas catastrophique, idéal pour se défouler et se changer les idées.

 

B. Log et “Redacted” octobre 10, 2008

Classé dans : Aventures visuelles — B. Log @ 3:41
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Un film présenté comme – au moins – novateur, qui bouleverse les canevas du genre, met en cause notre attitude vis à vis des médias, etc., etc.
Ben oui, ça éveille mon intérêt.

Bien sûr, on l’avait dit aussi : c’est un film dur, avec des images chocs, on n’en sort pas indemne.
Bon. Pas de souci. On va s’armer (c’est le cas de le dire) de courage et appuyer sur play…

Il faut le dire, pendant le film, je suis restée scotchée du début à la fin. Le rythme est soutenu, le scénario  et le changement de perspective (caméra à l’épaule de l’un des soldats, vidéos sur le net, reportage, interview de journalistes, images de journal télévisé…) ont le mérite de nous tenir en haleine.

Et puis, une fois passé l’effet de surprise, ce film se révèle assez creux. Il donne l’impression d’enfoncer des portes ouvertes : oui, la guerre c’est dégueulasse, oui il y a des innocents qui meurent, oui les soldats ne sont pas tous gentils, ni intelligents, ni équipés d’un haut niveau de moralité.

Un film avait décrit une situation semblable dernièrement, il s’agit de “Dans la vallée d’Elah”. Le sujet est tout à fait différent, il s’agit d’un film policier sur un père qui part à la recherche de son fils, soldat, disparu à son retour aux Etats-Unis. On y parle aussi de la guerre et de ses horreurs. Mais de façon plus fine sans s’attarder sur des scènes de violence, en dévoilant plus de points de vue : celui du père, de la mère, de l’inspectrice en charge de l’affaire…

Par comparaison, on a le sentiment que Brian De Palma voulait tellement montrer quelque chose que ça en est devenu un peu grotesque. Un peu comme Michael Moore a fait dans son documentaire : “Fahrenheit 9/11″. Il faut mettre tous les moyens en oeuvre pour que le message passe.  Et le pire, c’est que le message on le connaît et on ne le contredit pas.

Les grands films sont ceux qui grandissent en nous après leur visionnement. Ils vous hantent à jamais et alimentent vos pensées au quotidien. Ce sont ceux qui vous bouleversent de fond en comble, qui vous remuent, vous mettent sens dessus dessous, dont vous gardez le souvenir, année après année, de certaines images ou certaines scènes.

Après quelques jours, “Redacted” est déjà à moitié disparu, les scènes se fondent, les personnages perdent de leur relief. Reste l’idée que tout ça, toutes ces images chocs, ces scènes violentes, ces effets d’annonce n’étaient vraiment pas nécessaires…

 

B. Log patchworke août 19, 2008

Petit tour d’horizon de films et de CD croqués sur le pouce, dégustés avec délectation, savourés lentement.

- Michaela Melián : “Los Angeles”
Un album électro agrémenté d’instruments comme le piano, le violoncelle, l’orgue ou le ukulele. Calme, musiques d’ambiances, presque des musiques de films. Le rythme fait son entrée tranquille autour de la sixième plage et à partir de là, c’est vraiment envoûtant.

- “Jindabyne” de Ray Lawrence
Un film à la belle photographie sur la difficulté des relations humaines et les incompréhensions mutuelles (mais tous les films ne parlent-ils pas, d’une manière ou d’une autre, de la difficulté des relations humaines ?). L’histoire en bref : dans une bourgade australienne, quatre hommes partent en week-end pour pêcher. Sur les lieux, ils trouvent le cadavre d’une jeune femme aborigène. Au lieu de se précipiter sur le chemin du retour, ils restent encore une journée à pêcher. De retour dans le village, cette attitude va faire scandale et être interprétée par certains comme du racisme… Gabriel Byrne y est magnifique, incarnant un garagiste fatigué.
Si vous avez aimé, foncez voir “Lantana” du même réalisateur mais plus abouti.

- “Michael Clayton” de Tony Gilroy : rien d’exceptionnel pour ce film. Une histoire d’avocats, de pauvres gens qui se dressent contre une multinationale hyper-puissante et richissime qui n’a d’autre intérêt que l’argent. Un scénario classique donc mais bien ficelé. Comme disait un journaliste par rapport au dernier Indiana Jones : “C’est comme la mousse au chocolat : sans suprise mais toujours délicieux”.

- “La Clef” de Guillaume Nicloux : dernier opus de sa série policière. J’avais vu “Cette femme-là” où Josiane Balasko interprète un commissaire de police avec qui la vie n’a pas été tendre du tout. Un film noir, noir, noir mais sensible avec une Josiane Balasko magistrale. Du coup, j’étais bien curieuse de voir “La Clef” avec une brochette d’acteurs français archi-connus : Thierry Lhermitte, Vanessa Paradis, Marie Gillain, Jean Rochefort, Josiane Balasko (toujours en commissaire)… La première partie est intéressante, Guillaume Canet et Marie Gillain campent parfaitement leur rôle de couple trentenaire installé.
Et puis, tous les autres personnages sont vraiment laids, sales, repoussants. Thierry Lhermitte en vieux, malade, affaibli, pas net vaut le détour.
Mais très vite, ça tombe dans le glauque (j’aime bien le glauque mais ici il fait artificiel, joué), dans une violence qui n’est pas indispensable. Et la dernière demi-heure, on se force un peu parce qu’on a envie de savoir la fin, mais on n’est plus du tout dans le film, on attend presque que ça passe. Dommage.

- “Eyhok. Traditional Music of Hakkari”
Sorti sur le label Kalan – un incontournable label turc -, c’est un double CD, très bien documenté sur la musique de la région d’Hakkari en Turquie. Cette région, située à l’extrême sud-est du pays près de l’Iran et de l’Irak, est habitée majoritairement par des Kurdes. Cette tradition musicale est en train de se perdre parce que les gens quittent leurs villages pour habiter dans des grandes villes et parce que les occasions se font plus rares de perpétuer cette tradition. Il s’agit principalement de chants a cappella, interprétés par des hommes seuls ou par des groupes d’hommes ou de femmes, lors de mariages ou d’autres cérémonies. Ces histoires épiques qui sont psalmodiées nous font pénétrer dans un univers qui est en train de disparaître. Très beau, très impressionnant.
Un album superbe !

- De toutes bonnes compilations sont sorties sur la musique des années 70 au Nigéria, Bénin et Togo. Baignées de rock, de funk, soul… les musiques se font afrobeat, afrofunk, afrojazz… Les basses sont ronflantes, les batteries survoltées, les guitares flirtent avec les pédales wah-wah, les cuivres sont complètement déchaînés : bref, qu’est-ce que ça groove !

“Nigeria Special: Modern Highlife, Afro-Sounds & Nigerian Blues”
“Nigeria Disco Funk Special”
“Nigeria Rock Special”
“Nigeria 70 – Lagos Jump”
“Analog Africa n°3 : African Scream Contest”

 

B. Log et Loney, Dear, Nancy Huston et les autres octobre 5, 2007

Classé dans : Aventures sonores, Aventures sur papier, Aventures visuelles — B. Log @ 3:34

Petit tour d’horizon des petites choses magnifiques qui me sont tombées dans les mains ces derniers temps.

En musique, je cite en tout premier parce que j’ai vraiment, vraiment beaucoup aimé : l’album “Loney, Noir” de Loney, Dear. J’avais bien aimé son autre album “Sologne” – j’en ai parlé dans ce blog je crois. Du coup, j’ai emprunté un autre album : “Loney, Noir”. Je l’ai trouvé fantastique avec son côté mystérieux, beaucoup mieux que l’autre. Quelle ambiance étrange, sombre (ben oui!) et tout en légèreté en même temps !!

Un autre album plus que remarquable : Anthony Joseph & The Spasm Band “Leggo de Lion”. Un CD Spoken-word qui a eu le “titre” de CD du mois à la Médiathèque. Quel groove ! Quelle tension ! Et tout ça avec des instruments qui restent en retrait par rapport à la voix. Très bien !

En musiques du monde, il faut pointer le très beau double disque de Didier François avec d’une part Gilles Chabenat (“Dans l’oubli du sommeil”) et d’autre part Gabriel Yacoub (“Brand New World”). On n’en trouve pas beaucoup de ces albums qui installent une telle ambiance, exhalent une telle personnalité, développent de telles émotions. Un grand disque.

En cinéma, j’ai vu “La Méthode” de Marcelo Pineyro. En une phrase ? Une démonstration brillante, sans concessions, de ce que le monde du travail peut exiger, des extrêmes auquel il pousse…

En littérature, deux romans à pointer, tous deux chez Actes Sud (décidément) : un ouvrage assez court de Nancy Huston “Instrument des ténèbres” et “Derniers verres”, écrit par Andrew McGahan.

J’avais dévoré “Professeurs de désespoir” de Nancy Huston, un livre où elle s’en prend à ces écrivains nihilistes qui ont eu et ont tant de succès. Un grand bol de joie de vivre !

“Instruments des ténèbres” est en deux volets : d’une part, il y a les réflexions existentielles – mais sans la connotation péjorative du mot – de la narratrice qui est en fait en train d’écrire un livre, on chemine pas à pas avec elle au fil de ses pensées; d’autre part, il y a l’histoire qu’elle écrit, c’est-à-dire, l’histoire, qui se déroule au Moyen-Age, de la vie de deux jumeaux séparés à leur naissance. Au début, je n’accrochais pas vraiment, les propos de l’écrivain m’énervaient un peu… Je les lisais avec impatience pour arriver au récit des jumeaux qui est d’emblée très prenant. Mais finalement, c’est un très beau livre sur l’incommunicabilité et la complexité des relations familiales, sur ces événements douloureux qui nous tourmentent pendant de longues années et conditionnent nombre de nos actes.

Enfin, il y a ce livre australien paru dans la nouvelle collection d’Actes Sud “Actes Noirs”. Vous l’aurez compris, cette nouvelle collection se consacre à un genre: le roman policier. Ce qui a de chouette, c’est qu’ils nous arrivent des quatre coins du monde, ces romans. Et c’est donc à chaque fois, une société, une culture qui se dévoilent au fil d’une enquête policière en général prenante. Le roman dont il est ici question s’intitule : “Derniers verres”. L’enquête policière, mais parfois on a le sentiment qu’elle passe au second plan, se déroule sur fond de province corrompue, de politiciens qui s’en mettent plein les poches, de passivité totale de la population. En même temps, c’est toute la vie d’un journaliste alcoolique qui défile sous nos yeux. Il se retrouve, un peu malgré lui, au coeur d’une affaire qui le dépasse complètement et qui réveille en lui bien des fantômes, notamment celui de la bouteille. D’où regrets, remises en question, aveu d’échec, espoirs, remords… Au-delà de l’enquête policière, c’est surtout ce personnage qui m’a fait aimé le livre. Car, au final, il s’agit de bien plus qu’un roman policier – sans vouloir être négative par rapport au roman policier, c’est un genre que j’adore -, c’est une vie qui s’offre dans toute sa nudité, férocement, sans aucune concession, ni compassion et, forcément, qui nous renvoie à nous-mêmes et nous fait réfléchir.

 

B. Log et les hooligans juin 14, 2007

Classé dans : Aventures visuelles — B. Log @ 3:45

L’autre jour, j’ai regardé un film que Martin m’avait conseillé. Le nom de ce film était « Hooligans ». ça m’a fait penser à un film que j’ai vu il y a quelques années et qui s’intitulait : « Hooligans ». Y a pas à dire j’ai un don pour les comparaisons inattendues.

Je trouve quand même que c’était deux façons tout à fait différentes – voire même opposées - de traiter d’un même sujet. Le plus ancien, réalisé par Phillip Davis (VH5507), aborde le sujet via l’infiltration de 4 journalistes dans un groupe de hooligans ; le second, réalisé par Lexi Alexander – jeune réalisatrice allemande, c’est son premier film – s’introduit dans le milieu des hooligans via un jeune ex-étudiant américain et désoeuvré, incarné par Elijah Wood, le hobbit plus que larmoyant du « Seigneur des Anneaux ». Ceci dit, je trouve que Elijah Wood est tout aussi larmoyant et « pauvre petit être sans défense » dans ce film. Mais bon, on ne peut faire de deux cas une généralité et, comme je n’ai pas vu d’autre film avec Elijah Wood, je ne vais pas faire de conclusions définitives par rapport à cet acteur. Avis à vous : si vous connaissez un film où Elijah Wood ne donne pas l’impression d’être la fragilité incarnée, envoyez un mail à b.log.mediathecaire@gmail.com

Bon, je m’égare… Le premier film a un style assez proche de celui des films de Ken Loach et, en mettant en image la longue descente aux enfers d’un des journalistes, démontre sans chichis que n’importe qui pourrait un jour devenir hooligan.

Le deuxième film n’a pas cette rigueur, cette froideur, cette dureté. Bien évidemment, c’est un film dur, les scène de bagarres sont impitoyables. Mais il est plus édulcoré dans le sens où tout un tas de sentiments positifs sont présentés : amitié, loyauté, respect, confiance… Ce qui est assez dérangeant c’est qu’à la fin on se prend presque d’affection pour le chef de bande alors qu’il se complaît dans la violence autant que les autres. Même chose pour notre étudiant américain larmoyant pour qui cette expérience apparaît plutôt comme une bonne expérience de vie qui l’a endurci et préparé à affronter la vie telle qu’elle est. C’est un peu dérangeant pour un film qui prétend montrer l’horreur du hooliganisme. D’autant plus que la fin un peu mélodramatique (décidément, j’adore les euphémismes) n’a pas l’air d’avoir été écrite dans une intention « second degré », et là, ça me pose quand même un problème.

Bon, en résumé et parce qu’on ne va pas tourner trois heures autour du pot : s’il faut en choisir un, ce sera celui de Phillip Davis.

Pour ceux que ça intéresse, c’est ici pour le film de Philip Davis et ici pour celui de Lexi Alexander.

 

B. Log et les petits conseils d’Eva juin 14, 2007

Classé dans : Aventures visuelles — B. Log @ 3:18

Bon OK, je ne l’a pas encore vu. Mais d’après Eva, c’est vraiment un super bon film « Conversation(s) avec une femme » ça s’appelle. C’est basé sur la technique du split screen, vous savez comme « Time Code » par exemple. Bon c’est pas exactement la même technique : ici l’écran est divisé en deux mais c’est quasiment comme si c’était un. Mmmm… ça a l’air un peu compliqué mais Eva lui raconte : « par exemple, si une personne passe derrière le plan principal, on la verra passer d’une première moitié à l’autre moitié de l’écran ». Je vois le genre. C’est vrai que ça peut être pas mal. Il faudra qu’il l’emprunte un jour, c’est sûr.

Plus d’infos sur ce film ? Cliquez ici.