Les Aventures de B. Log

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B. Log au pays des merveilles (2ème) août 7, 2007

Classé dans : Aventures sonores — B. Log @ 2:05

Mais il n’y a pas qu’en musiques du monde que j’ai découvert des bonnes choses (voir ci-dessous). En rock aussi, quelques CD m’ont drôlement interpellée.

Tout d’abord, le dernier album des Editors : “An End Has a Star”. Bizarrement, ce n’est pas vraiment un style sur lequel je flashe habituellement. Mais là, c’est vraiment très réussi. Une ambiance qui rappelle un peu les années 80, la voix est vraiment envoûtante, les arrangements sont impeccables. Un album qui fait mouche dès la première chanson.

Un autre album, dans une tout autre veine, m’a particulièrement plu : “Phantom Punch” de Sondre Lerche and the Faces Down. Ils font un pop/rock assez léger, joyeux, sautillant. Bon, il faut être honnête : ce n’est pas le CD qui a révolutionné ma vie, on ne peut pas dire qu’il soit totalement renversant. Mais il se laisse écouter sans aucun problème et titille très agréablement les oreilles.

Pour finir, je donnerai une mention spécial à l’album intitulé “Sologne” de Loney, Dear. Assez étrangement aussi puisque, a priori, je ne suis pas spécialement non plus une inconditionnelle des singer songwriter. Mais là, c’est sûr, quelque chose se passe avec cette pop distillée, toute en touches délicates.

 

B. Log au pays des merveilles juillet 26, 2007

Classé dans : Aventures sonores — B. Log @ 3:38

Ces deux dernières semaines, je suis tombée sur quelques très, très bons CD catégorisés “musiques du monde”.

Il y a d’abord 2 CD turcs : Dery Turkan “Minstrel’s Era” et Ugur Isik “Cello Unveils Anatolian Spirit”. Ces deux albums sont sortis sur le label Kalan, un tout tout bon label qui a déjà révélé quelques perles et qui commence tout juste à être distribué en Belgique.

Le premier album, qui a ma préférence, navigue judicieusement entre musique traditionnelle et moderne. Il est très oriental avec de belles envolées que la contrebasse, seul instrument occidental, épouse à merveille. Mention spéciale donc à Renaud Garcia Fons - le contrebassiste. Mais le “héros” de l’histoire reste le kamanche (de multiples orthographes existent pour cet instrument : kemantche, kamantcha…), une vièle à la caisse de résonance sphérique. Un très bel instrument aux sonorités superbes.

Le second album met le violoncelle au premier plan. Cet instrument typiquement occidental est détourné de ses racines pour interpréter des chants asik (les asik sont des troubadours itinérants) d’Anatolie. À nouveau, c’est très bien fait. Le violoncelliste Ugur Isik a une solide réputation de musicien atypique et c’est évident qu’il sait y faire. Le seul bémol est que, malgré toutes ses qualités, ce CD ne m’a pas transportée, émue comme l’avait fait le premier…

Toujours dans la veine orientale, j’ai découvert deux chanteuses formidables.

Toutes deux ont enregistré un album qui est sorti sur le magnifique label “Institut du monde arabe”.

Karima Skalli est une chanteuse marocaine. Son album est sorti dans la série Moucharabieh du label. Accompagnée d’un orchestre, elle chante la tradition de superbe manière.

La seconde chanteuse, Rayssa FatimaTabaamrant, est marocaine également. Sur son disque intitulé : “Taghlaghalt ou l’écho de l’atlas”, elle interprète la tradition et la poésie berbère accompagnée d’une vièle, d’un luth, de percussions et d’un coeur. Sur cet album, la musique est plus rude, moins ornementée, c’est un style des villages alors que le premier CD développe plutôt la sophistication, l’ornementation, le faste des villes.

 

“La vie est plus belle avec des gros seins.” juillet 3, 2007

Classé dans : Aventures "à chaud" — B. Log @ 8:01

Hier soir, petite séance de zapping avant d’aller faire dodo. Les chaînes se succèdent et se ressemblent. Bof, bof, bof. Et, tout à coup, je “tombe” sur une annonce de concours sur Plug TV. Cela dit : “Plug TV t’offre de nouveaux seins”. Et le spot se termine sur le slogan : “la vie est plus belle avec des gros seins”. Ouaip. Est-ce que c’est prouvé scientifiquement ça ? Ben oui, sinon, ça ne vaut pas. Je peux organiser un sondage… Mais je connais vraiment peu de filles qui se sont refait les seins. En fait, je n’en connais pas. Peut-être bien que je vis en marge de la société…

Bon, un peu de sérieux. C’est vrai quoi, à la fin, toute cette histoire est très sérieuse. C’est un concours, quoi, ce n’est pas une partie de plaisir.

La curiosité aiguisée, je me précipite ce matin sur le site de Plug TV pour voir en quoi consiste le concours.

Les visuels valent le coup d’oeil : un torse de femme recouvert d’une blouse largement échancrée qui laisse voir une partie des seins dont la courbure a été soulignée soigneusement avec des pointillés rouges, genre : “coupez ici”. Charmant.

Des photos avec des seins surmontées de la mention : “Tu rêves d’avoir les mêmes, Plug TV te les offre!”. Super !

Beaucoup d’images alléchantes donc, mais peu de contenu. Ben tiens.

En quoi consiste le concours ? Je ne sais pas trop. Je crois qu’il faut juste remplir un formulaire et rédiger une sorte de lettre de motivation. Sur cette base, l’équipe de Plug TV se charge de sélectionner cinq participantes. Les cinq lettres de motivation sont alors envoyées au praticien choisi pour “l’opération” qui déterminera l’heureuse gagnante selon ses critères.

Voici mon passage préféré du règlement du concours : “La gagnante accepte de se prêter à des opérations promotionnelles diverses, notamment par des interviews, des prises de vues et des citations de son nom à publier notamment dans la presse écrite et audiovisuelle et sur Internet.”

Je trouve tout ça assez dégoûtant. Je dirais même : Beurk !

On peut imaginer qu’un jour toutes les femmes du monde entier auront exactement les mêmes seins, bourrés de silicone, avec le même tour de poitrine, disons 95 D - c’est ce que préconise Plug TV, spécialiste en la matière. Et que le slogan à la mode sera : “L’argent ne fait pas le bonheur, mais les gros seins oui !”. Quelle vision d’horreur ! ça me fait froid dans le dos.

Pour terminer, j’ai un scoop : les filles aussi ont un cerveau. Si, si, si. Je vous jure !

On n’arrête pas de parler des droits de la femme, qu’elles doivent être égales aux hommes, avoir les mêmes salaires etc. etc. Et on les réduit à des espèces de poupées gonflées, sculptables à merci : les seins, les lèvres, les cuisses, les paupières… (et la tête, et la tête, alouette, gentille alouette). Bof, bof.

Pour ceux que ça intéresse la problématique de la chirurgie esthétique, de la beauté… voici quelques médias :

Documentaires :

Une série :

 

B. Log et les hooligans juin 14, 2007

Classé dans : Aventures visuelles — B. Log @ 3:45

L’autre jour, j’ai regardé un film que Martin m’avait conseillé. Le nom de ce film était « Hooligans ». ça m’a fait penser à un film que j’ai vu il y a quelques années et qui s’intitulait : « Hooligans ». Y a pas à dire j’ai un don pour les comparaisons inattendues.

Je trouve quand même que c’était deux façons tout à fait différentes – voire même opposées - de traiter d’un même sujet. Le plus ancien, réalisé par Phillip Davis (VH5507), aborde le sujet via l’infiltration de 4 journalistes dans un groupe de hooligans ; le second, réalisé par Lexi Alexander – jeune réalisatrice allemande, c’est son premier film – s’introduit dans le milieu des hooligans via un jeune ex-étudiant américain et désoeuvré, incarné par Elijah Wood, le hobbit plus que larmoyant du « Seigneur des Anneaux ». Ceci dit, je trouve que Elijah Wood est tout aussi larmoyant et « pauvre petit être sans défense » dans ce film. Mais bon, on ne peut faire de deux cas une généralité et, comme je n’ai pas vu d’autre film avec Elijah Wood, je ne vais pas faire de conclusions définitives par rapport à cet acteur. Avis à vous : si vous connaissez un film où Elijah Wood ne donne pas l’impression d’être la fragilité incarnée, envoyez un mail à b.log.mediathecaire@gmail.com

Bon, je m’égare… Le premier film a un style assez proche de celui des films de Ken Loach et, en mettant en image la longue descente aux enfers d’un des journalistes, démontre sans chichis que n’importe qui pourrait un jour devenir hooligan.

Le deuxième film n’a pas cette rigueur, cette froideur, cette dureté. Bien évidemment, c’est un film dur, les scène de bagarres sont impitoyables. Mais il est plus édulcoré dans le sens où tout un tas de sentiments positifs sont présentés : amitié, loyauté, respect, confiance… Ce qui est assez dérangeant c’est qu’à la fin on se prend presque d’affection pour le chef de bande alors qu’il se complaît dans la violence autant que les autres. Même chose pour notre étudiant américain larmoyant pour qui cette expérience apparaît plutôt comme une bonne expérience de vie qui l’a endurci et préparé à affronter la vie telle qu’elle est. C’est un peu dérangeant pour un film qui prétend montrer l’horreur du hooliganisme. D’autant plus que la fin un peu mélodramatique (décidément, j’adore les euphémismes) n’a pas l’air d’avoir été écrite dans une intention « second degré », et là, ça me pose quand même un problème.

Bon, en résumé et parce qu’on ne va pas tourner trois heures autour du pot : s’il faut en choisir un, ce sera celui de Phillip Davis.

Pour ceux que ça intéresse, c’est ici pour le film de Philip Davis et ici pour celui de Lexi Alexander.

 

B. Log et les petits conseils d’Eva juin 14, 2007

Classé dans : Aventures visuelles — B. Log @ 3:18

Bon OK, je ne l’a pas encore vu. Mais d’après Eva, c’est vraiment un super bon film « Conversation(s) avec une femme » ça s’appelle. C’est basé sur la technique du split screen, vous savez comme « Time Code » par exemple. Bon c’est pas exactement la même technique : ici l’écran est divisé en deux mais c’est quasiment comme si c’était un. Mmmm… ça a l’air un peu compliqué mais Eva lui raconte : « par exemple, si une personne passe derrière le plan principal, on la verra passer d’une première moitié à l’autre moitié de l’écran ». Je vois le genre. C’est vrai que ça peut être pas mal. Il faudra qu’il l’emprunte un jour, c’est sûr.

Plus d’infos sur ce film ? Cliquez ici.

 

 

 

B. Log et le CD : “Al Tarab. Muscat Ud Festival” juin 14, 2007

Classé dans : Aventures sonores — B. Log @ 3:05

Waouw ! Super ! Un coffret avec un gros livret et 4 CD (oui, oui, 4), le tout entièrement consacré au oud.

Aussitôt repéré, aussitôt à l’écoute. En même temps, je feuillete le livret. Bon. Il se gargarise un peu là le… « Festival officiel.. bla bla… grâce à politique machin, éminence bazar… ». L’intro est un peu pompeuse (et je crois même qu’on peut dire que c’est un euphémisme) mais… là je ne fais plus du tout attention au texte (qui à vrai dire n’était pas très, très prenant – Encore un euphémisme), car le premier CD est vraiment bien : oud en solo, rien à dire. L’album se laisse écouter d’une traite – très, très chouette – et dans la foulée, je lance le deuxième. Même chose du oud, que du oud, parfois accompagné par du chant. Les deux autres albums je les écoute quelques jours plus tard : quelle déception ! Ils sont accompagnés d’un orchestre symphonique et là ça ressemble plus à de la soupe qu’à de la musique…

En attendant, cet album, je le réemprunterai un jour, c’est sûr, pour réécouter les deux premiers CD qui en valent vraiment la peine.

Pour les détails “techniques” de cet album, c’est par ici.